La sexualité n'est pas réductible à des déterminations anatomiques ou endocriniennes car l'être humain est un animal dénaturé. Cette dénaturation toutefois n'aboutit pas à un appauvrissement. Tout au contraire, elle conduit à unedémultiplication du désir qui, à son tour, permet l'accroissement des pouvoirs de penser et d'agir, ce par quoi l'être humain se distingue des autres animaux. Les processus impliqués dans cette "dénaturation - humanisation" sont analysables. Ils trouvent leur origine dans la sexualité infantile, qui se manifeste bien avant la puberté et la maturité endocrinienne et produit des effets tout au long de la vie.
La clinique suggère qu'il n'y a pas de neutralité du travail vis-à-vis de la santé : le travail peut générer le pire - la maladie mentale - mais il peut aussi donner le meilleur en jouant un rôle de médiateur dans la construction de la santé. Les conditions qui président à l'orientation, bénéfique ou délétère, du rapport entre travail et subjectivité sont analysées par la psychodynamique et la psychopathologie du travail.
Dans le monde des adultes (et à un moindre degré dans celui des enfants), le travail occupe une place importante. Or même si le travail est d'abord une activité vivante qui, à ce titre, implique la sexualité, il est aussi encadré par des contraintes sociales et tout entier traversé par les rapports de domination et de servitude.
Aussi le travail est-il le lieu d'une rencontre problématique entre les ressorts psychiques de l'activité et les rapports sociaux de travail. Dans certains cas cette rencontre peut offrir des possibilités inégalables d'accomplissement de soi. Dans d'autres cas cette rencontre entrave le désir et l'intelligence et impose la soumission, avec à l'horizon le spectre de l'aliénation.
Les rapports sociaux de travail, de surcroît, sont aussi sexués et font apparaître des différences significatives entre les destins réservés respectivement aux hommes et aux femmes. La clinique suggère qu'il n'y a pas de neutralité du travail vis-à-vis de la santé : le travail peut générer le pire - la maladie mentale - mais il peut aussi donner le meilleur en jouant un rôle de médiateur dans la construction de la santé. Les conditions qui président à l'orientation, bénéfique ou délétère, du rapport entre travail et subjectivité sont analysées par la psychodynamique et la psychopathologie du travail.